Les causes naturelles du réchauffement sous estimées

La focalisation du GIEC sur l’effet de serre d’origine anthropique conduit à ignorer les travaux de scientifiques travaillant sur d’autres hypothèses, notamment l’activité solaire, la formation des nuages les oscillations périodiques du couple Océan/atmosphère .

Le soleil

« La variabilité de l’activité du Soleil est encore mal comprise et difficilement prédictible. Le couplage entre cette activité et le climat terrestre se fait au niveau de la haute atmosphère et demande une modélisation adaptée de l’atmosphère terrestre. Les communautés du Soleil et du climat vont avoir de plus en plus de choses à se dire »

Sylvaine Turck-Chièze, de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers au CEA.

L’influence du soleil sur l’alternance des périodes glaciaires (qui durent 100 000 ans) et interglaciaires (qui durent entre 10 000 et 150 000 années) a été montrée par l’astronome serbe Milankovic(1879-1958).

Il a calculé que la distance Terre-Soleil, ainsi que l’angle d’exposition aux rayons solaires varient de façon périodique sous l’effet des variations de l’excentricité de l’orbite terrestre autour du Soleil , de la précession des équinoxes et de la variation de l’inclinaison de l’axe de la Terre.

Mais dans la courte période, (et bien que cela soit contre-intuitif) le soleil n’aurait pas d’influence sur les températures.

C’est du moins ce qu’affirme le GIEC qui postule que les variations d’irradiance solaire sont trop faibles (0,1% à 0,15%) pour affecter le climat : l’énergie solaire serait constante dans le temps et dans toutes les directions ; Il n’y aurait donc plus que les Gaz à effet de serre pour expliquer les changements climatiques.

L’hypothèse de la constance solaire est largement débattue : on sait depuis le XVI° siècle que le nombre et l’étendue des taches solaires, nom donné aux zones sombres visibles à la surface du soleil, indiquent des variations de l’activité de celui-ci.

Le nombre de taches solaires semble corrélé avec des observations historiques telles que les dates des vendanges, les récoltes céréalières et les isotopes dans la cellulose des cernes annuels des arbres.

Des mesures récentes faites à partir de radiomètres embarqués sur des satellites ont montré que la constante solaire fluctue parallèlement au nombre de taches solaires.

Ces tâches solaires, qui ont un cycle moyen de 11 ans (cycle de Schwabe), ont été numérotées à partir du maximum de 1761 .

Nous en sommes au cycle 24 dont le maximum a été atteint en 2013, qui selon les experts, est d’ores et déjà l’un des plus faibles de l’Histoire.

Selon S.K.Solanki, de l’Institut Max Planck de recherche sur le système solaire,  le soleil sortirait d’une période de cinquante à soixante ans d’activité intense sans équivalent depuis huit mille ans.

Scafetta (2009-2010) a mis en évidence l’existence de deux signaux périodiques particulièrement forts de période environ 60 et 20 ans qui coïncident avec les mouvements du soleil par rapport au centre de gravité du système solaire.

D’après cette théorie, environ 60% du réchauffement observé depuis 1970 peut être associé aux cycles multi-décennaux de 20 et 60 ans.

Selon Scafetta, le cycle de quasi 60 ans observé dans l’enregistrement des températures a vraisemblablement une origine astronomique/solaire et donc une origine naturelle.

Les nuages

Les nuages exercent une forte influence sur l’équilibre énergétique de la Terre ; des changements d’à peine quelques pour-cent ont une incidence considérable sur le climat.

L’expérience CLOUD (Rayons cosmiques produisant des gouttelettes extérieures) menée au CERN étudie un lien possible entre les rayons cosmiques galactiques et la formation des nuages. Cette hypothèse avait été formulée par le scientifique danois Henri Svensmark.

Les rayons cosmiques sont des particules chargées qui bombardent l’atmosphère de la Terre depuis l’espace extra-atmosphérique contribuant à la formation de nouveaux aérosols (minuscules particules en suspension dans l’air qui constituent le germe des gouttelettes des nuages).

Dans un communiqué de presse,  de mai 2014 Jasper Kirkby, porte-parole de CLOUD déclare :

« C’est un résultat très important, car il identifie un ingrédient clé responsable de la formation de nouvelles particules d’aérosol dans une grande partie de l’atmosphère. Or les aérosols, avec leur influence sur les nuages, ont été reconnus par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat comme la plus grande source d’incertitude dans les modèles climatiques actuels »

Les oscillations périodiques du couple Océan/atmosphère

Le couple Océan/atmosphère fait l’objet d’oscillations périodiques de plus ou moins longue durée.

 L’ENSO (El Niño South Oscillation)

Cette oscillation correspond à des variations cycliques de la pression entre l’est et l’ouest de la zone pacifique qui génèrent des modifications de l’intensité des alizés.

Le terme El Niño provient de l’histoire des pêcheurs, de l’Equateur au Pérou, qui constataient la chute du nombre de leurs prises en mer, certaines années à l’époque de Noël (d’où la référence à l’enfant Jésus).

Ces variations se traduisent par des variations irrégulières de la température et de la salinité de l’eau dans l’océan Pacifique tropical avec des répercussions sur le climat d’une bonne partie du globe.

Le pic de réchauffement mondial observé en 1998 est du à un épisode El Niño particulièrement intense.

L’oscillation Pacifique Décadale (PDO-Pacific Decadal Oscillation)

Steven Hare, scientifique spécialiste de la pêche a inventé le terme « oscillation décennale du Pacifique »(PDO) en 1996 en recherchant des relations entre les cycles de production de saumon en Alaska et le climat du Pacifique.

L’Oscillation décennale du Pacifique a une empreinte spatiale similaire à El Nino; mais son comportement est très différent dans le temps : les événements PDO du 20e siècle ont persisté pendant 20 à 30 années, tandis que les événements de type ENSO ne persistent que 6 à 18 mois.

Plusieurs études indépendantes ont mis en évidence 2 cycles complets de la PDO au cours du siècle passé:

  •  un régime « froid » pendant les périodes 1890-1924 et 1947-1976 ;
  • un régime « chaud » pendant les périodes 1925-1946 et de 1977 jusqu’au au milieu des années 1990 (« Great climate shift »).

PDO-Roy-Spencer-index-since-1900

Les causes de la PDO ne sont actuellement pas connues et la prévisibilité de cette oscillation climatique impossible à établir.

Mais la reconnaissance de la PDO montre que les conditions climatiques peuvent varier sur des périodes de temps égales à la durée de la vie humaine.

Selon Roy Spencer, après le « Grand Changement climatique de 1977 » lorsque la PDO est passée d’une phase négative à une phase positive, la région de l’Arctique a commencé à se réchauffer.

Fin 2007, le passage du Nord-Ouest a été ouvert, un événement rare qui permit aux navires de passer de l’Atlantique au Pacifique dans l’Arctique.

Le réchauffement de la région arctique au cours des 30 dernières années est communément attribué à la production de CO2  provenant de l’utilisation de combustibles fossiles. Or des événements similaires ont eu lieu dans les années 1920 et 1930, avec la disparition des glaces de mer, la modification des modes de vie de la faune sauvage et de l’ouverture du passage du Nord-Ouest en 1939 et 1940.

L’AMO (L’Oscillation Multi-décennale de l’Atlantique)

L’AMO est une variation cyclique à grande échelle dans le courant atmosphérique et océanique dans l’Océan Atlantique du Nord. Cette variation fait augmenter et baisser alternativement la température de la surface de l’océan Atlantique  sur une échelle de 50 à 70 ans.

Des anomalies positives durant environ 40 années sont suivies d’anomalies négatives pendant environs 20 années avec une différence de températures de l’ordre de 0,6°C entre les extrêmes.

L’AMO a beaucoup d’effets sur le climat de l’Hémisphère Nord (il serait responsable d’environ 15% du réchauffement de 1°C sur la France au cours de ces 10-15 dernières années du fait de l’échange d’énergie entre l’océan et l’atmosphère).

La longueur du cycle est d’environ 62 ans avec des maxima autour des années 1878, 1943 et 2004, et des minima autour des années 1912 et 1974.

Le cycle AMO est très proche de celui des températures à la fois en terme de durée du cycle que d’occurrences des maxima / minima.

 L’oscillation nord-atlantique (NAO)

L’oscillation nord-atlantique (NAO) représente des changements de la différence de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande.

l’intensité du phénomène s’évalue à l’aide d’un indice NAO (– 5 et + 5).

Lorsque l’indice NAO est positif, une zone de haute pression règne alors au niveau des Açores et une zone de basse pression au dessus de l’Islande : les vents d’ouest traversant l’Atlantique à nos latitudes, extraient donc plus de chaleur et d’humidité de l’océan sous-jacent et l’apportent sur l’Europe.

Lorsque l’indice NAO est négatif, au contraire, les vents sont plutôt faibles. Ils apportent peu de chaleur et d’humidité sur l’Europe, qui est alors soumise aux influences froides et sèches de l’anticyclone de Sibérie.

Les plus grandes variations de l’indice ont lieu d’une année à l’autre : néanmoins on observe clairement des périodes de plusieurs années :

1955-1974 : L’indice moyen est plutôt négatif

1980-1998 : L’indice moyen est plutôt positif

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Lire la suite : modèles numériques Vs observations

Le cahier des charges du GIEC, vice originel  – La planète se réchauffe t-elle ? –  Ce qui est établi, ce qui reste incertain – Climato sceptique ou GIECO sceptique ? – Des causes naturelles sous estimées– Réflexion sur la complexité  – Peux t-on faire confier l’avenir à des modèles ? — Une nouvelle doxa – La transition énergétique : ne pas se tromper de cible

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