La planète se réchauffe t-elle ?

Depuis l’époque romaine, la planète s’est refroidie puis réchauffée plusieurs fois avec des cycles de plusieurs centaines d’années.

Une reconstruction des températures de l’hémisphère nord depuis le début de notre ère (graphique ci-dessous)  [1] montre l’optimum médiéval (OM) et le petit âge glaciaire (PAG) qui avaient déjà été mis en évidence par le spécialiste de l’histoire du climat Emmanuel Le Roy Ladurie.

On voit aussi qu’il faisait chaud dans les 200 premières années de notre ère (selon le géologue Christian Schluchter les Alpes étaient libres de glace à l’époque romaine)  [2].

On remarque que pendant l’optimum médiéval, il faisait au moins aussi chaud (sinon plus chaud) qu’au début 21ème siècle.

2000-years-of-global-temperature-noaa

 Estimations des températures de l’Hémisphère Nord(90–30°N) extra-tropical  (Source : reconstruction à partir de données fournies par la NOAA – National Oceanic and Atmospheric Administration)

Depuis le début de l’ère industrielle (qui correspond la fin du petit âge glaciaire), jusqu’à nos jours, la température globale aurait augmenté de 0,7° (cf. la courbe ci-dessous) :

Températures HadCrut4

Source : Hadley Centre Met Office (UK) HadCRUT4 [4]

Le Résumé à l’intention des décideurs du dernier rapport du GIEC (2013) confirme cet ordre de grandeur : « sur la base de la plus longue série d’observations disponible concernant la température de surface du globe, la variation observée entre la moyenne de la période 1850-1900 et celle de la période de référence du RE5 (1986-2005) est de 0,61 [0,55 à 0,67] °C « .

La courbe montre que l‘évolution des températures depuis 1850 n’a pas été linéaire et peut se décomposer en  4 segments de droite :

  • pas d’évolution de 1850 à 1900 ;
  • un réchauffement de 1900 à 1945 ;
  • un léger refroidissement de 1945 à 1970 [3] ;
  • un réchauffement de 1970 à 1998 ;
  • une stabilisation depuis 1998 (l’accolade rouge de la courbe marque ce « plateau » de températures.

Si les températures n’ont pas augmenté de façon uniforme depuis le début de l’âge industriel, l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère a été en revanche continue.

Mesurée avec précision depuis Ia fin des années 1950 au sommet du volcan de Mauna Kea (Hawaï) la teneur en CO2 de l’atmosphère a cru de 320 à 390 parties par million (ppm) en volume sur cinquante ans, soit une variation de plus de 20%.

Pourtant, depuis 1998 la planète ne se réchauffe plus. Ce plateau de température (que l’on observe quelle que soit la source de données [4]), est nommé  « hiatus » par le GIEC, car n’étant pas  expliqué par les modèles informatiques, il est « aberrant » (dans l’acception statistique du terme).

¨Plateau températures

Embarrassés par cette réalité, les scientifiques proches du GIEC avancent diverses hypothèses pour expliquer le « hiatus » : selon une récente publication du climatologue Kevin TRENBERTH, cette « chaleur perdue » serait  enfouie dans l’océan profond (voir l’article de ce blog A la recherche de la chaleur perdue)

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 Lire la suite :  ce qui est établi, ce qui reste incertain

Le cahier des charges du GIEC, vice originel  – La planète se réchauffe t-elle ? –  Ce qui est établi, ce qui reste incertain – Climato sceptique ou GIECO sceptique ? – Des causes naturelles sous estimées– Réflexion sur la complexité  – Peux t-on faire confier l’avenir à des modèles ? — Une nouvelle doxa – La transition énergétique : ne pas se tromper de cible

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[1]              Courbe reconstruite par Craig Loehle (National Council for Air and Stream Improvement) à l’aide de données fournies par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration)
[2]              Selon le géologue Christian Schluchter, les Alpes étaient libres de glace à l’époque romaine (http://notrickszone.com/2014/06/09/giant-of-geologyglaciology-christian-schluechter-refutes-co2-feature-interview-throws-climate-science-into-disarray/#sthash.1wri9viy.dpuf
[3]              En avril 1975, des experts de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) s’affirmaient dans l’hebdomadaire Newsweek comme extrêmement préoccupés par le refroidissement de la planète.
[4]              Les températures sont fournies par 4 institutions:
  •  Le Goddard Institute de la NASA dont les relevés baptisés GISTEMP (du GISS de la NASA) sont obtenus à partir de corrections des données issues d’un grand nombre de stations de températures terrestres
  • Le Hadley Center qui est la principale institution de climatologie et météorologie au Royaume Uni
Deux organismes enregistrent en continu les données à partir de mesures effectuées par les satellites dédiés de la NASA et par des ballons sondes lâchés dans l’atmosphère :
  •  Le RSS (Remote sensing system) financé par la NASA
  • L’UAH (Université de l’Alabama, Huntsville).

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