l’activité cyclonique

Le suivi des cyclone existe depuis 1850.

On a pu constater que certaines années, et groupes d’années, la fréquence des ouragans en Atlantique est nettement supérieure à la moyenne.
Par exemple dans les qui entourent l’année 1920, ce nombre était nettement plus faible. Depuis quelque temps, le centre de suivi des cyclones tropicaux, qui s’attache à enregistrer tous les paramètres associés aux cyclones, a pu mettre en évidence le fait que la fréquence des cyclones de l’océan Pacifique diminuait, depuis 1981 (Laval 249)

Le graphe ci-dessus (tiré lui des observations et non pas des modèles) indique (courbe du haut) le nombre de tempêtes (tropicales) qui atteignent au moins la force des tempêtes tropicales (vitesse du vent supérieure à 64 noeuds). La courbe du bas indique le nombre d’ouragans dont la force est supérieure à 96 noeuds. Le nombre de cyclones est en stagnation globale.

Si on comptabilise l’énergie déployée par tous les cyclones on constate une baisse depuis les années 90, visible sur le site de référence (du professeur Ryan Maue) indiqué ci-dessous :

 Indice ACE (Accumulated Cyclone Energy)

L’ACE s’exprime en unités d’une vitesse au carré (énergie cinétique), ici en noeuds (kts).
Courbe-cyclone-temps-reel

Source : COAPS (Dr. Ryan N. Maue)

La courbe du haut (carrées bleu clair) représente la valeur moyenne de l’indice ACE sur l’ensemble du globe. La courbe du bas (carrés gris) représente la valeur moyenne de l’indice ACE de l’hémisphère Nord. La surface intermédiaire entre la courbe supérieure et inférieure représente l’indice ACE de l’hémisphère Sud. Noter que l’ordonnée correspondant à chaque année représente l’indice ACE moyenné sur les 24 mois précédents la date.
Source étude du professeur Ryan Maue (Université de Floride) (http://policlimate.com/tropical/index.html)

Cependant, pendant deux saisons très particulières, en 1995 et, surtout en 2005, le nombre de cyclones a atteint un niveau anormalement important en Atlantique, et certains étaient particulièrement violents. Pouvait-on en conclure que le nombre de cyclones les plus violents (ceux de catégorie 4 et 5) augmentait en Atlantique ?

« Tenter de détecter un signal, statistiquement significatif sur des évènements aussi rares nécessite d’avoir des enregistrements plus longs que ceux dont nous disposons actuellement. Et le doute subsiste donc ». (Laval)

Landsea ¹, chercheur de la NOAA qui avait participé à la rédaction des deux derniers rapports du GIEC, avait fourni une synthèse des connaissances scientifiques sur ce sujet. Il y mentionnait clairement que :

« toutes les recherches passées et actuelles dans le domaine de la variabilité cyclonique n’ont montré aucune tendance à long terme de hausse de la fréquence ou de l’intensité des cyclones tropicaux, dans l’Atlantique ou ailleurs. Les rapports GIEC de 1995 et 2001 ont également conclu que l’on ne trouvait aucun signal du réchauffement global dans les données sur les cyclones. De plus, il y a des évidences assez fortes, soutenues par les dernières études crédibles, que tout impact que le réchauffement global pourrait potentiellement avoir sur les cyclones serait probablement faible. »

¹ en janvier 2005. M. Landsea a démissionné du GIEC et n’a pas participé à la rédaction de son quatrième rapport. Il a déclaré dans une lettre ouverte que le Dr. Trenberth, rédacteur en chef de la section sur les cyclones tropicaux, s’était prononcé sans preuves sur une relation entre le grand nombre de forts ouragans de la saison cyclonique 2004 dans l’océan Atlantique Nord et le réchauffement climatique.