Ce qui est établi, ce qui reste incertain

Ce qui est établi

 Le rayonnement solaire réchauffe la surface terrestre qui renvoie cette chaleur sous forme de rayons infra rouges (invisibles) ; une partie du rayonnement infrarouge est « piégée » par les Gaz à effet de serre que sont la vapeur d’eau, le CO2, le méthane et le protoxyde d’azote qui existent à l’état naturel dans l’atmosphère.

Le rayonnement absorbé par les Gaz à effet de serre se transforme en chaleur qui réchauffe à son tour la surface de la terre.

L’effet de serre naturel permet ainsi de maintenir la température de la terre à 15° [1]

L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère due à la combustion des matières fossiles provoque une intensification de cet effet de serre naturel.

Mais la réponse de la température à l’augmentation de la teneur en CO2 (on parle de sensibilité climatique) n’est pas déterminable « mathématiquement ».

Il est admis (et ceci n’est pas controversé) qu’un doublement du taux de CO2 dans l’atmosphère n’entraînerait qu’un réchauffement d’environ un degré.

Le reste de l’échauffement (4,8°dans la projection la plus pessimiste du GIEC), résulte de l’effet supposé amplificateur de la vapeur d’eau.

L’hypothèses sous-jacente à tous les modèles du GIEC est celle d’une rétro action positive de la vapeur d’eau : plus il y a de Co2 dans l’atmosphère plus la température augmente, plus la température croît, plus la teneur en eau dans l‘air s’élève (puisque l’air chaud peut contenir plus d’humidité que l’air froid), conduisant à une recrudescence de la température, induisant à son tour un accroissement du taux de CO2, etc.

Il est également maintenant établi que pendant les époques glaciaires, l’augmentation des températures à précédé celle de la teneur en CO2 et non l’inverse.

L’évolution du CO2 et celle de la température pendant les dernières périodes glaciaires ont été reconstituées à partir des carottes de glace de Vostok (antarctique) qui montre une étroite corrélation entre les 2 courbes.

Cette corrélation est au cœur de l’argumentation d’AL GORE dans son film « Une vérité qui dérange ».

Or des analyses plus précises ont montré que l’augmentation des températures précédait de plusieurs centaines d’années celles de la concentration de CO2. Selon le glaciologue Jérôme Chappelaz (Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement), « les données de la glace suggèrent que l’augmentation de CO2 débute  quelques siècles après le début du réchauffement observé en antarctique à la fin de la dernière glaciation…la meilleure estimation situe ce retard autour de 400 ans mais il y a encore une incertitude forte sur cette valeur ».

Ce qui reste incertain

Les incertitudes sur l’effet amplificateur de la vapeur d’eau restent considérables.

En effet, Il n’est pas établi que l’humidité relative reste constante lors d’une augmentation de la température induite par une augmentation de la teneur en CO2.

Katia et Guy Laval  le reconnaissent dans leur ouvrage Incertitudes sur le climat [2] :

 « le rôle d’une variation de la vapeur d’eau sur le bilan radiatif est prépondérant dans les hautes couches, puisque le niveau effectif d’émission est situé vers 6 km. Or, si les basses couches ont un taux d’humidité relative élevé, ce n’est pas le cas de la troposphère moyenne où l’humidité relative est souvent de l’ordre de 40%. Il y a donc plus de difficulté à justifier la constance de l’humidité relative dans ces couches d’atmosphère… »

…II faut rappeler que, dans ces modèles, l’humidité relative calculée dans la troposphère est trop élevée par rapport aux observations. Les observations confirment que l’atmosphère n’est pas saturée, spécialement dans les couches de la troposphère où l’humidité est fortement variable, et qu’elle peut être de l’ordre de 30 % seulement.

Dans son dernier rapport le GIEC concède  que le comportement de la vapeur d’eau et des nuages dans l’atmosphère est loin d’être complètement compris :

« Il est extrêmement probable que la rétroaction nette, due aux changements combinés de la vapeur d’eau et des différences entre le réchauffement de l’atmosphère et de la surface, est positive et qu’elle amplifie donc les changements climatiques. Le signe de la rétroaction radiative nette liée à tous les types de nuages combinés est probablement positif.
L’incertitude quant au signe et à l’amplitude de la rétroaction nuageuse s’explique essentiellement par l’incertitude persistante concernant l’incidence du réchauffement sur les nuages bas »

(AR5 Résumé à l’intention des décideurs).

Lire la suite : Climato sceptique ou GIECO sceptique ?

Le cahier des charges du GIEC, vice originel  – La planète se réchauffe t-elle ? –  Ce qui est établi, ce qui reste incertain – Climato sceptique ou GIECO sceptique ? – Des causes naturelles sous estimées– Réflexion sur la complexité  – Peux t-on faire confier l’avenir à des modèles ? — Une nouvelle doxa – La transition énergétique : ne pas se tromper de cible

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[1]              en son absence la température de la terre serait de -18°, ce qui permet d’évaluer le réchauffement du à l’effet de serre naturel à 33° (18°+15°).
[2]              incertitudes sur le climat (Katia et Guy Laval) Editions Belin
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