Pourquoi ce blog ?

Je suis un citoyen ordinaire qui entend résister à la rhétorique de l’intimidation imposée par les catastrophistes du climat.

Douter de l’origine anthropique du réchauffement , ou de son ampleur n’est pas simplement une erreur, c’est une faute morale.

La prétendue preuve scientifique fournie par le GIEC confère à ceux qui s’en réclament  un argument d’autorité empêchant les individus de juger par eux-mêmes : seuls des experts auraient accès à la compréhension des mécanismes impliqués.

Je prétends le contraire : il est à la portée du citoyen ordinaire, de se faire sur cette question une opinion personnelle et d’établir si une affirmation est étayée par une preuve scientifique ou si elle relève de la politique.

Contre l’instrumentalisation de l’alarmisme

La mise en scène apocalyptique de la question climatique pour arracher des décisions politiques est malhonnête et inefficace :

Malhonnête, car c’est la porte ouverte à toutes sortes de dérives : interprétation abusive de séries de données entachées de grandes incertitudes, exagération des faits, confiance excessive accordée aux projections de modèles climatiques, allocation biaisée des ressources, surexposition médiatique des scientifiques « orthodoxes », difficulté des « dissidents » à être publiés (quand ils ne sont pas calomniés).

Inefficace car sauf à instaurer un ordre mondial autoritaire, on ne mettra jamais d’accord 193 Etats sur une réduction drastique des GES [1]quand un quart de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable et à l’électricité.[2]. Le succès diplomatique de la COP21 est un succès en trompe-l’oeil qui n’empêchera pas l’Inde et la Chine de poursuivre leurs émissions, sans préjuger de la politique énergétique que mèneront les Etats-unis après l’élection de Donald Trump.

Le problème c’est la pauvreté, les dictatures et les guerres

Il est indécent de faire le décompte anticipé des réfugiés climatiques chassés par la montée des eaux (le niveau de la mer augmente de 2 à 3 mm par an !), ou comme l’on fait récemment Pascal Canfin [3]ou Nicolas Hulot [4]d’imputer au réchauffement climatique le conflit en Syrie ou le terrorisme.

Les guerres, les dictatures, la faim, les épidémies, les interventions occidentales pour imposer un ordre « démocratique » et qui ont rajouté la haine à la haine, voilà où sont les problèmes (auxquels pour être complet il faudrait ajouter la surpopulation et le partage inégalitaire des richesses).

Fiona Kobusingye[5], coordonatrice du congrès pour l’égalité raciale en Ouganda :

Le SIDA tue 2,2 millions d’Africains chaque année selon l’OMS. Les infections pulmonaires provoquent 1,4 million de décès , le paludisme 1 million de plus, les maladies intestinales 700.000. La guerre, la malnutrition et la vie dans les bidonvilles sales envoient prématurément à la tombe d’innombrables enfants et leurs parents.

Et pourtant, jour après jour, on explique aux africains que la plus grande menace qui pèse sur eux est le réchauffement de la planète

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 Le GIEC ne reflète pas l’état de la science

Un même organisme (le GIEC) est chargé d’évaluer les risque liés à l’effet de serre (postulé d’origine anthropique) mais aussi d’en cerner les conséquences et de proposer les solutions[6].

Officiellement, le GIEC résume la littérature scientifique spécialisée sur le climat tous les cinq ans. En réalité, le rôle du GIEC n’est pas simplement de résumer, mais plutôt de présenter un état de la science qui soutienne le processus de négociation ayant pour but de contrôler le niveau des gaz à effet de serre.

Il s’agit d’une mission politique plutôt que scientifique.

Le principal document que le public attribue au GIEC n’est pas le rapport complet préparé par les scientifiques, mais plutôt le Résumé pour Décideurs, rédigé par une collection de représentants des gouvernements et des ONG, avec seulement une faible représentation scientifique.

 

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Le pari pascalien

La métaphore du pari pascalien est souvent invoquée dans cette affaire : même s’il y a beaucoup d’incertitudes sur la dangerosité de nos émissions de gaz à effet de serre, il convient, par précaution, d’agir comme si le danger était avéré, voire la catastrophe inévitable.

Je fais pour ma part le pari inverse :

Supposons que l’on réduise nos émissions de 50% au prix d’une révision radicale de notre modèle de développement (et de l’instauration d’un ordre mondial autoritaire pour l’imposer).

Peut-être cela réglerait-il le problème du réchauffement, mais peut être que cela ne changerait rien parce que les causes en seraient naturelles ; nous pourrions aussi devoir faire face à un nouveau petit âge glaciaire, l’hypothèse n’est pas totalement farfelue comme l’indique une récente publication de la Royal Astronomical Society [7]: nous serions alors privés de nos capacités industrielles et scientifiques pour réagir.

Quand j’écris réagir, j’entends s’adapter : je ne pense pas aux projets démiurgiques de géo ingénierie.

Que le réchauffement soit naturel ou anthropique la meilleure solution est la préservation de nos capacités de recherche et d’innovation.

[1]          Selon le GIEC pour limiter l’augmentation de la température à 2°C, il faut réduire les émissions de 40% à 70% d’ici à 2050 (80 à 90% pour un objectif de 1,5°C)[1]

[2]          Selon l’AIE plus de 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès aux services énergétiques modernes.

[3]           Pascal Canfin : « une partie de la crise syrienne est due à la sécheresse historique en Syrie entre 2006-2009, l’essor de Boko Haram s’explique notamment par la désertification autour du lac Tchad »,
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/climat/article/2015/05/06/climat-la-question-du-financement-peut-faire-derailler-la-cop-21_4628937_1652612.html#HmgTp2Z1oGhP0Y6f.99

[4]           Nicolas Hulot Conférence à l’Institut des hautes etudes de la défense nationale 24 novembre 2014 « Le dérèglement climatique n’est pas un enjeu universel comme les autres. Il conditionne et aggrave les menaces de tous ordres qui pèsent déjà sur notre planète.
Les corrélations entre les effets du changement climatique et les situations de tension ou de conflits sont nombreuses et sont aujourd’hui reconnues par une grande  majorité des gouvernements et des experts.

[5]          http://townhall.com/columnists/fionakobusingye/2009/07/29/africa%E2%80%99s_real_climate_crisis/page/full

[6]          mandat donné au GIEC, vice originel : « …évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation »

[7]              Une récente publication de La Royal Astronomical Society (juillet 2015) prévoit une réduction de l’activité solaire de 60% lors du 26ème cycle du soleil (2030-2040). Selon cette étude, les conditions d’un nouveau « minimum de Maunder » (1645-1715) seraient réunies.